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Il fut un temps où la mer épousait le ciel au son des guitares et tout était bien.
Les rochers rouges parlaient d’amour et les vagues avaient des rondeurs de déesses.
Parfois, sur le sable, une trace de pas.
Des pieds avaient couru depuis la mer et avaient disparu dans la colline.
Tout le monde savait que les dieux venaient ici et personne n’y trouvait à redire. Ils avaient leurs habitudes.

Puis le monde changea. Se compliqua. S’alourdit. Devint moderne.

Mais le vent ici plus léger qu’ailleurs, continuait à chanter. Et la mer lui répondait.
On disait : la guitare, et la mer, et tous comprenaient.
Et ça continue. Ici, non loin de Marseille, l’aimée des dieux.
Et ici, à la Madrague, les dieux et les déesses poursuivent leurs aventures sans que les mortels s’en étonnent. Et les hôtes leur ouvrent la porte en même temps qu’entre le soleil.
Uniquement la mer et Marseille à l'horizon.
Un cabanon, le "cabanon de Jacques" pour port d'attache et l'écriture pour égrener le temps.
Nouvelle résidence pour deux Cépageurs. Nouveaux chantiers:
Ici des lézardes, des fendillements, des brisures...
Là, un palace, du jazz et des rêves improbables...
Ecrire. Simplement écrire sans se préoccuper du reste.
Ah si! le vent vient de tourner et la houle se creuse.
Les chantiers sont ouverts, aujourd'hui trouver le temps, débusquer les heures pour les poursuivre mais avec toujours le murmure de la mer qui tourne dans la tête.